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Cruralgie : que faut-il éviter ? Mon expérience et mes conseils pour retrouver le chemin du sport - Gwladys Montredon
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Cruralgie : que faut-il éviter ? Mon expérience et mes conseils pour retrouver le chemin du sport

La cruralgie est une douleur particulièrement handicapante. Lorsqu’elle apparaît, on a souvent une seule envie : qu’elle disparaisse au plus vite pour reprendre une vie normale… et, dans mon cas, reprendre le CrossFit.

Pause : pour se rendre compte du ressenti lors d’une cruralgie, je vous présente ci-apres un schéma simple et explicatif. La plupart du temps, la douleur irradie la zone concernée et peut s’etendre à la zone antérieure de la cuisse et au niveau du psoas dans la hanche.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai voulu aller trop vite. Aujourd’hui, j’ai envie de partager mon expérience, non pas comme une vérité absolue, mais comme un témoignage qui pourra peut-être vous éviter certaines erreurs.

Mon parcours pour soulager la cruralgie

La cruralgie est apparue après un lumbago léger et suite à la mauvaise exécution répétée de mouvements exigeants, sous fatigue … au sport. Les deux maux sont probablement liés.

J’ai commencé par consulter un ostéopathe qui a travaillé sur la décompression du nerf, sur les vertèbres et les lombaires. Ensuite, un chiropracteur a poursuivi le travail en rééquilibrant ma colonne vertébrale et mon bassin. Et enfin un acupuncteur qui a améliorer mon état. Seulement, la douleur était beaucoup moins intense et handicapante mais toujours présente.

J’ai continué ma pratique sportive, en mode « dégradé », histoire de nourrir ma dépendance et persuadée que mon corps irait de toute façon mieux grpace à toutes ces séances paramédicales. Mais … çà n’a pas vraiment été le cas.

Quelques temps plus tard, j’ai consulté un magnétiseur. Pour moi, il est venu compléter le travail sur un autre plan. Cette approche m’a apporté un réel soulagement, mais une douleur sournoise résonnait suivant l’effort.

Au final, il restait une étape que je refusais d’accepter jusque là : le repos.

Et c’est probablement le traitement le plus difficile… mais aussi le plus important.

Ce qu’il faut éviter en cas de cruralgie

S’il y a une erreur que je ne commetrai plus, c’est de vouloir reprendre le sport trop rapidement.

Lorsque le nerf est irrité, le corps a besoin de temps.

Pendant cette période, il est préférable d’éviter :

  • la course à pied ;
  • les flexions répétées du tronc ;
  • le port de charges lourdes ;
  • rester assis trop longtemps ;
  • s’assoir sur des chaises basses ;

Enfin … la liste pourrait s’étendre, mais vous voyez l’idée. L’objectif n’est pas de ne plus bouger, mais de laisser au nerf le temps de récupérer.

Peut-on continuer le sport avec une cruralgie ?

Oui… mais pas n’importe comment.

Si, comme moi, vous pratiquez le CrossFit, il peut être intéressant de continuer à travailler uniquement le haut du corps, tout en laissant le bas du corps récupérer.

Pour le cardio, j’ai trouvé que le SkiErg était beaucoup mieux toléré que le rameur ou l’echo bike, qui sollicitent davantage la région lombaire et les hanches.

En natation, j’ai évité la brasse, qui accentue souvent la compression du nerf crural, les quadriceps et adducteurs étant intensivement requis. Le crawl, où les jambes servent surtout à stabiliser la nage, s’avère généralement plus confortable à condition de ne pas nager trop longtemps. Ce n’est pas démontré par la science mais j’ai testé !

Certains étirements peuvent également être bénéfiques, mais toujours dans le respect de la douleur. Il ne s’agit jamais de forcer, mais d’accompagner progressivement le corps vers davantage de mobilité.

Le repos n’est pas une régression

Je n’ai pas pris de médicaments pendant cette période.

Ce qui m’a réellement aidée, c’est finalement ce que je voulais éviter : ralentir.

Quand on aime le sport, accepter de se reposer est parfois plus difficile que l’entraînement lui-même. Pourtant, le repos fait partie intégrante de la récupération.

Aujourd’hui, je suis convaincue qu’on ne peut pas toujours accélérer la guérison.

Comprendre ce que le corps essaie de nous dire

Avec le recul, je pense aussi que ma morphologie a joué un rôle.

J’ai un décalage important du bassin, associé à une différence de longueur entre les jambes. Pendant des années, mon corps a compensé sans que je ne m’en rende compte.

Cette cruralgie a probablement été le signal que ces compensations avaient atteint leurs limites.

C’est aussi pour cette raison que je pense qu’un suivi avec un kinésithérapeute est précieux. Comprendre les compensations, retrouver de la mobilité et renforcer les zones fragiles permet souvent d’éviter les récidives.

Et si la cruralgie avait aussi une dimension émotionnelle ?

C’est une réflexion qui m’est personnelle.

J’aime toujours me demander si une douleur peut avoir également une résonance émotionnelle.

Certaines approches associent la cruralgie à la difficulté d’avancer sous contrainte, au fait de se forcer dans une direction qui n’est plus totalement alignée avec ses aspirations profondes.

Je ne prétends pas que ce soit une explication scientifique, ni que cela remplace une prise en charge médicale. En revanche, je trouve intéressant de se poser la question : est-ce que cela résonne avec ce que je vis aujourd’hui ?

Parfois la réponse est non.

Parfois elle ouvre une nouvelle porte.

Je crois profondément que l’on peut prendre soin de soi sur plusieurs plans à la fois : physique, structurel, émotionnel… et, pour ceux qui y sont sensibles, énergétique.

Ce que je retiens de cette expérience

Si je devais résumer cette expérience en une phrase, ce serait celle-ci :

Le corps a son propre rythme, et vouloir aller plus vite que lui ne fait souvent que retarder la guérison.

Les soins peuvent accompagner le processus. Les thérapeutes peuvent aider. Comprendre son corps est essentiel. Mais il faut aussi accepter que certains tissus ont simplement besoin de temps.

Et ce temps-là, personne ne peut le prendre à notre place.

Si vous souffrez d’une cruralgie ou de douleurs qui reviennent régulièrement, il est parfois utile d’aller au-delà du symptôme. Dans mon cabinet, j’accompagne les personnes avec une approche globale qui prend en compte le corps, les habitudes de vie, les émotions et, lorsque cela leur parle, la dimension énergétique.

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